Les derniers événements météorologiques en Tunisie et particulièrement les inondations qui deviennent de plus en plus fréquentes chaque année, nous font attirer l’attention sur les percussions et les éventuels dégâts qui peuvent impacter les systèmes informatiques notamment l’arrêt de service prolongé et les dégâts matériels.

Il y a eu des incidents au cours des dernières inondations du mois d’octobre 2018 qui ont provoqués des dégâts importants sur des systèmes informatiques.

Photos d’illustration des inondations des salles serveurs et des bâtiments :

 

Les précautions et les mesures à prendre :

Des précautions sont à prendre afin d’éviter ces dégâts.

Nous devrons penser à protéger les infrastructures informatiques contre ces risques et les mettre dans des endroits sûrs et hors risque à savoir des data centres spécialisés et aménagés pour héberger les infrastructures informatiques.

Toutefois il est indispensable de s’assurer que le data centre tient compte des risques d’inondations voir qu’il doit être complètement hors risques et dispose des mesures strictes et sûres pour éviter les inondations.

Un data centre doit être dans un lieu géographique hors risques d’inondations et tient compte des conditions météorologiques rares car ces types de risques sont imprévisibles, impossible à contrer et sort de sa volonté.

Des mesures sont à prendre tel que :

  • Le lieu géographique d’implantation d’un data centre doit faire l’objet d’une étude approfondie pour s’assurer que le lieu est non inondable, loin des fleuves. Un critère important dans ce contexte est la hauteur du lieu par rapport au niveau de la mer qui doit être les plus élevé possible.
  • Éviter les terrains situés dans une zone sensiblement plate ou à très faible pente.
  • Éviter les terrains situés à proximité d’un Oued, ruisseau, ou même traversés par la trajectoire d’un simple ruissellement naturel d’eau pluviale. Se méfier des ruissellements “endormis” qui n’étaient pas actifs depuis des années, ils pourraient surgir à tout moment.
  • Éviter les terrains dont les réseaux d’évacuation d’eaux pluviales ne débouchent pas dans un exutoire fiable.
  • Choisir les zones hautes en pente : le terrain devrait rester toujours hors eau même si les réseaux ONAS (d’eaux pluviales et d’eaux usées) se trouvent bouchés ou insuffisants.
  • À l’intérieur du site, adopter tant que possible une évacuation d’eau pluviale gravitaire et superficielle.
  • Emplacement du data centre doit être dans une zone aménagée pour l’activité avec une infrastructure de la zone étudiée en terme d’évacuation d’eau (eaux pluviale, eaux usée…)
  • Équiper le bâtiment contenant le data centre d’un système de détection précoce des fuites d’eaux.
  • Équiper le bâtiment du data centre par des pompes d’évacuations d’eau (pompes serpillière) qui doivent fonctionner automatiquement en cas des fuites d’eau.

Une réflexion doit être menée afin de choisir le lieu d’hébergement de toutes infrastructures informatiques.

Construire son propre data centre ou choisir un Data centre spécialisé et adapté au métier.

Un data centre spécialisé et neutre est le meilleur endroit. Toutes fois le data centre doit affirmer et garantir toutes les mesures prises contre les risques d’inondations et doit maitriser l’aspect industriel du métier des data centres, exploitations et retour d’expérience.

Si le choix de construire un data centre privé s’impose, il faut se faire assister par les spécialistes de métier et qui ont la maitrise de la construction et l’exploitation des data centres avec une étude approfondie des risques ce qui nécessite des spécialistes dans des différentes matières telles que, génie civil, bâtiments électricité, hydraulique, climatisation…